Norma

Martin Belou, Nicolas Bourthoumieux, Aline Bouvy, David de Tscharner, Cristina Garrido, Maria Gil Uldemolins, Julie Kern Donck, Alberto Scodro, Michael Van den Abeele, Adrien Vescovi, Sophie Whettnall. Proposé par Maud Salembier/LaSpore
Maison Pelgrims
rue de Parme 69
1060 Saint Gilles
06-09
– 29-09-2018
Vernissage le mercredi 5 septembre 2018 de 18h à 21h.
Finissage le samedi 29 septembre de 14h à 18h.
Ouvert du lundi au jeudi de 14h à 16h et le samedi et dimanche de 14h à 18h, ou sur rendez-vous (+32 489 55 00 10).

Visites guidées de 14h à 18h tous les samedis et dimanches durant l’exposition.

La Maison Pelgrims est une magnifique maison du début du 20ème siècle alliant divers styles architecturaux remis au goût du jour à cette époque. Le titre de l’exposition, NORMA, s’inspire de Norma Desmond, le personnage principal de Boulevard du crépuscule, de Billy Wilder. Cette ancienne star du cinéma muet est confinée dans sa grande demeure et le décor du film de Wilder, de style éclectique, fait écho à la personnalité de Norma. La maison Pelgrims semble également perdue dans des souvenirs mégalomaniaques, et être une dame âgée aux multiples personnalités qui tente de résister au temps, magnifique et orgueilleuse, hantée par sa grandeur passée. Une étoile déchue, à la fois tragique et bouleversante. Comme elle, elle est élégamment poussiéreuse et désuète, habitée par un esprit qui nous parle d’une autre époque, fastueuse et coquette.

Lorsqu’on parcourt les salles de la maison, on est frappé par le Genius Loci qui s’en dégage ; le parquet, très caractéristique, grince, il psalmodie de manière lancinante. La peau de la maison, ses murs, sont recouverts d’étoffes somptueuses semblant étouffer sous une plaque de bois qui les protège et les cache. Çà et là, elle suinte un peu, des infiltrations dessinent des méandres foncés qui se mêlent aux ombres des arbres, et de minces filets d’air la traversent. La maison parle, respire, souffle, bouge, vit par ses failles, à la fois belles et destructrices. Luxe et mélancolie se côtoient dans ces lieux dont on ressent intimement le cœur battre.

Une maison est un réceptacle d’intimités, elle parle des vies qui l’ont habité et de leur finitude alors qu’elle reste debout et défie le temps. L’exposition Norma part d’une réflexion qui s’articule autour du désir de vie comme essence des êtres et des choses, que ce soient des objets, des plantes, des matières, des motifs. De leur rapport au temps, de leur finitude comme de leur éternel devenir.